Picnic: le supermarché en ligne qui ne connaît pas la crise

Le confinement mis en place aux Pays-Bas au printemps dernier et réactivé récemment - mais de façon plus souple - n’a pas empêché les entreprises de la tech et du commerce de détail de se développer et d’investir dans de nouvelles technologies, comme en témoigne l’exemple du supermarché en ligne Picnic. Nouvel entrepôt, nouveau moyen de paiement et le projet de continuer à se développer en Europe, en France et au Royaume-Uni en particulier: exemple d’une entreprise qui ne connaît pas la crise.

 

Lancé en 2015, après 3 années de préparation, le supermarché en ligne Picnic s’est rapidement développé aux Pays-Bas et en Allemagne, et vise aujourd’hui les marchés britannique et français. 

Créé à Amersfoort, dès 2017, Picnic avait étendu sa zone de service et servait plus de 60 villes aux Pays-Bas et en Allemagne: ce qui représentait 120.000 consommateurs et 50.000 en liste d’attente. Depuis, l’entreprise a investi dans la construction de nouveaux entrepôts, comme celui d’Utrecht en 2019, avec 42.000m2 et plus de 200.000 emplacements de stockage répartis sur 3 zones de température différentes: congélation, froid et tempérée. 2019 fut d’ailleurs une année record pour l’entreprise avec plus de 350.000 clients aux Pays-Bas.

Ce qui fait le succès de ce supermarché en ligne, alors qu’à son lancement, seuls 1,5% des achats de nourritures se faisaient sur Internet, c’est une attention portée à l’expérience client et à l’impact écologique.

L’ensemble de la logistique est conçu de façon à mettre le client au cœur de l’organisation en particulier via l’application de commande et de suivi de la livraison qui indique en temps réel où est le livreur et le créneau horaire de la livraison avec une précision de 15 minutes. 

Supermarché en ligne, Picnic est aussi une entreprise de la tech qui gère ses stocks au plus serré afin d’éviter le gaspillage. Sa flotte de véhicules électriques distribue ainsi chaque jour des centaines de milliers de produits dont une grande partie est périssable, c’est ainsi que pour répondre à cette demande très spécifique, l’entreprise a développé son propre système de management d’entrepôt et est entré ainsi de plain-pied dans l’industrie de la tech. C’est aussi cet investissement qui lui a permis d’absorber les pics de consommation dus au confinement avec, selon les périodes, de 10 à 20 fois plus de commandes que d’ordinaire. 

Du côté des clients, pour aller plus loin dans la facilitation des commandes, l’entreprise a récemment collaboré avec Rabobank, Mastercard et Adyen pour intégrer son système de paiement à son application de façon à limiter le nombre d’étapes nécessaire pour le règlement de la facture. Picnic Pay, le nom qui a été donné à l’application par les clients testeurs, permettra également des remboursements plus simples et plus rapides en cas d’insatisfaction du client. L’expérience client est ainsi conçue pour être la plus fluide possible - tout en gardant le client à l’intérieur de l’interface Picnic. 

Parallèlement, le succès de Picnic pourrait être confirmé avec une valorisation à 1 milliard d’euros si la demande d’Edeka, chaîne de supermarchés allemande (11200 magasins en Allemagne) d’augmenter ses parts du capital est entérinée. 


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