Secteurs & marchés BTP - Construction - Infrastructures  •  Industrie

Les chiffres clés du BTP aux Pays-Bas

Le secteur du BTP contribue pour environ 9% du PIB néerlandais. En 2021, le secteur avait un chiffre d’affaires de plus de 81 milliards d’euros : 

  • environ 35 milliards étaient dus à la construction d’habitations ;  

  • 24 milliards à celle de bâtiments d’affaires ou de production ; 

  • et 17 milliards aux travaux publics. 

Au 1er trimestre 2022, on compte 225 320 entreprises dans le secteur du BTP : 

  • 94 390 sont des entreprises de construction 

  • 11 920 sont des entreprises de travaux publics 

  • 119 010 sont des entreprises spécialisées dans certains corps de métier (plomberie, chauffagiste, etc.) 

     

Les objectifs fixés par le gouvernement

 

Le gouvernement néerlandais a décidé de donner la priorité à la construction de logements devant le manque criant de logements dans les grandes villes et surtout à leur coût à l’achat ou à la location. 

L’objectif est de 100 000 nouveaux logements chaque année, soit 1 million de logements en 10 ans. Pour ce faire, le gouvernement entend jouer un rôle auprès des municipalités pour la détermination des zones de construction.  

Cet objectif semble trop ambitieux aux experts qui constatent que ces 2,5 dernières années, la construction de nouveaux logements a été en moyenne de 70 000/an et que durant les 30 dernières années, l’objectif de 100 000/an n’a jamais été atteint. 
 

Un manque important de main d’œuvre mais pas rédhibitoire pour le fonctionnement du secteur


Ce n’est une surprise pour personne, le secteur du BTP manque de main d’œuvre et pas seulement aux Pays-Bas.

Un reportage au journal de 20h de TF1 faisait même état récemment d’une entreprise de recrutement dans le BTP prête à offrir une prime de 10 000 euros à toute personne prête à rejoindre les Pays-Bas pour un emploi d’ingénieur dans le BTP et s’engageant pour une période de 2 ans au moins (à 1 min 30 dans la vidéo).

On estime qu’il manque actuellement 7700 employés et que ce manque de main d’œuvre va augmenter jusqu’à atteindre 20 000 personnes.

L’ensemble des entreprises du secteur disent avoir de nombreux postes ouverts et ne pas pouvoir trouver de personnel. Pour certains experts, la crise du Covid étant passée, les travailleurs étrangers vont pouvoir revenir travailler sur les chantiers néerlandais, ce qui pourrait réduire le manque de main d’œuvre.

Pour les années à venir et compte tenu de la volonté du gouvernement de voir construire 100 000 logements par an, la question se pose de la formation et de la valorisation des métiers du BTP dans l’éducation. Même si, à titre d’exemple, le nombre de femmes travaillant dans le secteur a augmenté de 19% entre 2015 et 2020.

 

L’impact de la guerre en Ukraine : des avis partagés


Il est bien sûr trop tôt pour avoir des données solides sur cet impact, mais des tendances sont d’ores et déjà visibles.

2021 a été l’année de la reprise pour le secteur de la construction, après une année 2020 en demi-teinte. En particulier, les travaux publics et les constructions d’affaire ont connu une croissance de 10% environ de leur chiffre d’affaires.

A court terme, l’impact de la guerre sur le secteur de la construction sera probablement relativement limité dans la mesure où le volume de production actuel permet de tenir encore quelque temps. L’effet sur les investissements dans l’immobilier se feront sentir à plus long terme.

Les Pays-Bas importent entre autres : du pétrole, du gaz, du bois et de l’acier de Russie. Le coût du bois et de l’acier va augmenter mais les experts ne s’attendent pas à une pénurie de ces matériaux à court terme.

Au-delà, la dépendance au gaz russe et l’augmentation de son coût pourrait avoir un impact sur la transition énergétique puisque l’on observe déjà une recrudescence des demandes sur les chaudières hybrides, les panneaux solaires et les pompes à chaleur.

 

Inflation et azote pourraient avoir un impact négatif sur le secteur

 

Pour Buildsight, spécialiste du marché de la construction, l’inflation de presque 7% actuellement pourrait avoir un effet important sur le lancement de nouveaux chantiers. L’expérience montre qu’une inflation élevée fait baisser les investissements dans l’immobilier.

Enfin, la législation sur les émissions d’azote fait que de nombreuses communes ne délivrent plus de permis de construire ce qui freine évidemment le développement immobilier.

 


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