Focus RH

5 erreurs RH à ne pas faire aux Pays-Bas

Même si certains principes peuvent sembler similaires, les pratiques du marché de l’emploi néerlandais et les règles applicables en matière de droit du travail peuvent être très différentes de celles appliquées en France.

Voici 5 erreurs fréquentes à éviter lorsqu'une entreprise française recrute ou emploie des salariés aux Pays-Bas.

1. Partir du principe que « c'est pareil qu'en France »

Cette règle peut paraître simple, mais elle résume à elle seule l’attitude à éviter. 

Elle rejoint d’ailleurs les autres erreurs que nous allons aborder : certains points sont plus spécifiques, mais l’idée reste la même. Il est essentiel de prendre le temps de vérifier et d’adapter ses pratiques plutôt que de partir du principe que ce qui fonctionne en France fonctionnera forcément aux Pays-Bas.

Même si la France et les Pays-Bas sont deux pays européens proches, les façons de travailler et les législations en vigueur peuvent être très différentes. 

Ne cherchez donc pas simplement à reproduire aux Pays-Bas les méthodes qui fonctionnent en France. Prenez le temps de comprendre la culture du travail sur le terrain et adaptez vos pratiques en conséquence.

2. Laisser votre candidat dans le flou pendant la phase d’entretien

Le marché du travail néerlandais est particulièrement dynamique et les candidats sont souvent sollicités par plusieurs entreprises. Un processus de recrutement trop long, un manque de communication ou une absence de visibilité sur les prochaines étapes peuvent rapidement conduire à la perte d'un candidat.

Il est donc essentiel de définir clairement les différentes étapes du processus, d'expliquer les délais et de maintenir une communication régulière avec le candidat.

Même lorsqu'une décision n'est pas encore prise, mieux vaut tenir le candidat informé que le laisser sans nouvelles. Un processus trop long peut mener au désengagement de votre candidat, et peut donc mettre fin aux discussions.

La transparence et la réactivité sont des éléments importants pour construire une relation de confiance avec un candidat néerlandais.

3. Ne pas s’assurer de la conformité légale de votre contrat de travail

Un contrat de travail français ne devient pas automatiquement conforme au droit néerlandais simplement parce qu’il est traduit.

Le droit du travail est différent aux Pays-Bas et certaines règles doivent être prises en compte dès la rédaction du contrat. Il est également important de vérifier si une convention collective s’applique à votre entreprise ou à votre secteur d’activité.

Avant de faire signer un contrat, assurez-vous donc qu’il respecte bien les attentes du marché et les règles en vigueur aux Pays-Bas. Il n’est d’ailleurs pas rare pour un candidat néerlandais de négocier certains aspects de son contrat.

La CCI France Pays-Bas vous permet notamment d’être mis en relation avec des experts francophones ou anglophones du droit néerlandais. Vous pouvez ainsi vous assurer de la conformité de votre contrat de travail aux règles néerlandaises. Vous évitez ainsi les mauvaises surprises et limitez les risques de problèmes par la suite.

4. Ne pas mesurer les conséquences d’un arrêt maladie

La gestion des absences maladie est un autre point important, qui peut parfois être mal compris, et donc mal géré. Aux Pays-Bas, le système de santé fonctionne différemment. Il revient au salarié de souscrire à une assurance maladie privée.

L’employeur a en revanche des obligations importantes concernant le suivi de l’absence et le retour au travail du salarié. En cas d’arrêt maladie de longue durée, il doit notamment continuer à verser une partie du salaire, à hauteur de 70 % minimum, et ce pendant une période pouvant aller jusqu’à deux ans. Il est donc essentiel de connaître les règles locales et de suivre correctement la procédure dès le début de l’absence.

En cas d’incapacité de travail, l’employeur n’a par ailleurs pas besoin de demander au salarié de fournir un certificat médical pour justifier de son absence. Le salarié doit simplement prévenir son employeur dès que possible, le plus généralement par mail.

5. Ne pas impliquer son salarié dans les décisions

Aux Pays-Bas, il est courant que les salariés puissent donner leur avis sur les décisions qui les concernent. Les échanges et la concertation font partie du fonctionnement habituel de l’entreprise. 

Cela ne signifie pas que toutes les décisions doivent être prises collectivement ou qu’il faut systématiquement obtenir l’accord de chacun. En revanche, un salarié néerlandais peut s’attendre à pouvoir donner son point de vue et à ce que celui-ci soit pris en compte.

Évitez donc d’imposer une décision sans expliquer les raisons qui la motivent. Prenez le temps d’échanger avec votre salarié et de lui donner la possibilité de partager son point de vue. Même si la décision finale vous revient, cette manière de travailler est courante aux Pays-Bas et peut faciliter les échanges par la suite.

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